Si tu te sens mal dans ta vie, que tu traverses une période de déprime et que tu fais des crises de boulimie, tu n’es pas en train de “manquer de volonté”. Dans la pratique, ce type de situation est souvent lié à un mal-être plus global : trop d’obligations, pas assez de plaisir, des relations qui pèsent, un quotidien qui étouffe. L’exercice que je te propose ici sert justement à remettre de la clarté dans tout ça, pour comprendre ce qui te vide et commencer à reprendre la main, concrètement.
L’essentiel a retenir : cet exercice t’aide à repérer ce qui te pèse dans ton quotidien, à distinguer les activités qui te nourrissent de celles qui t’épuisent, puis à agir dessus pas à pas.
- Note toutes tes activités régulières, même les plus petites.
- Repère ce qui te plaît vraiment et ce qui relève surtout de l’obligation.
- Observe les activités, relations et contraintes qui te fatiguent émotionnellement.
- Remplace progressivement ce qui te pèse par des alternatives plus soutenantes.
- Plus ton quotidien contient de choses qui te font du bien, plus tu réduis le terrain du mal-être.
- Si la boulimie est présente, cet exercice aide à mieux comprendre ce qui la nourrit.
Pourquoi cet exercice peut t’aider si tu es en dépression ou en boulimie
Quand tu te sens mal, il est fréquent que ton cerveau cherche un soulagement rapide. Chez beaucoup de personnes, la boulimie joue ce rôle : elle apaise sur le moment, mais elle ne règle pas la cause. Ce que cela change pour toi, c’est que tu arrêtes de te focaliser uniquement sur l’alimentation et que tu regardes aussi ton environnement, ton rythme de vie, tes relations et tes obligations.
Concrètement, si ton quotidien est rempli de choses subies, il devient beaucoup plus difficile de te sentir bien. L’expérience montre souvent que le mal-être ne vient pas d’un seul facteur, mais d’un empilement de petites tensions : un travail qui ne convient pas, des personnes qui drainent ton énergie, des responsabilités lourdes, peu de moments à toi. Dans ce contexte, la boulimie peut devenir une soupape.
L’exercice concret : faire la liste de tes activités
Le principe est simple, mais il est puissant : tu prends une feuille et tu notes toutes tes activités régulières. Pas seulement les grandes choses. Tu inclus aussi les appels, les rendez-vous, les trajets, les repas de famille, les tâches du quotidien, le sport, les loisirs, les moments avec les autres, les obligations professionnelles. Si tu rencontres le problème de “je ne sais même pas par où commencer”, commence par une journée type, puis élargis à la semaine.
Dans la pratique, l’objectif n’est pas d’être parfait, mais d’être honnête. Tu peux faire cet exercice sur plusieurs jours si besoin. Plus ta liste est précise, plus elle te donnera une image fiable de ta vie réelle.
Comment faire ta liste sans te perdre
- Écris d’abord tout ce que tu fais dans une journée ou une semaine.
- Ajoute les activités régulières, même celles qui durent 5 minutes.
- Inclue le professionnel, le personnel, le social et les loisirs.
- Ne cherche pas à juger, note simplement les faits.
Le tri essentiel : ce qui te plaît, ce qui t’use, ce qui t’est imposé
Une fois la liste posée, tu vas noter à côté de chaque activité si elle te plaît vraiment, si elle t’indiffère, ou si elle te pèse. C’est là que tu mets en lumière la différence entre le plaisir, l’obligation et l’engagement. Par exemple, tu peux aimer voir une personne mais ne pas aimer la manière dont les échanges se passent. Ou apprécier ton travail sur le principe, mais vivre certaines tâches comme une contrainte permanente.
Ce tri est important parce qu’il t’évite de tout mélanger. Dans ton cas, tu peux croire que “tout va mal”, alors qu’en réalité certaines activités te font du bien et d’autres t’épuisent. Plus tu identifies clairement les deux, plus tu peux agir de façon intelligente.
Les questions à te poser pour chaque activité
- Est-ce que je fais ça avec envie ou par devoir ?
- Est-ce que cette activité me nourrit ou me vide ?
- Est-ce que je la fais pour moi, ou surtout pour faire plaisir aux autres ?
- Est-ce que je peux l’aménager au lieu de la subir ?
Ce que révèle souvent cet exercice sur le terrain
Dans la majorité des cas, les personnes qui souffrent de boulimie ou de grande déprime découvrent qu’elles passent beaucoup de temps dans des situations qui ne leur correspondent plus. Ce n’est pas forcément spectaculaire. Parfois, ce sont de petites choses répétées : dire oui trop souvent, accepter des relations épuisantes, remplir ses soirées sans jamais souffler, vivre dans un rythme qui ne laisse aucune place à soi.
Ce que cela implique, c’est qu’il ne suffit pas toujours de “tenir bon”. Il faut parfois réorganiser sa vie. Et oui, cela peut faire peur, parce que changer demande de sortir de sa zone de confort. Mais rester dans une situation qui te détruit a aussi un coût. Le vrai sujet, ce n’est pas seulement “est-ce que je peux changer ?”, c’est aussi “combien de temps est-ce que je peux continuer comme ça ?”.
Que faire après la prise de conscience ?
Une fois que tu as repéré ce qui ne te convient pas, l’étape suivante consiste à chercher des solutions réalistes. L’idée n’est pas de tout supprimer d’un coup. Souvent, ce n’est ni possible ni souhaitable. En revanche, tu peux améliorer certaines choses, réduire certaines contraintes, poser des limites, ou remplacer progressivement des activités pesantes par des activités plus soutenantes.
Par exemple, si une relation familiale t’épuise, tu n’es pas obligé de couper les ponts pour autant. Tu peux parfois réduire la durée des visites, changer le format des échanges, préparer des limites claires, ou prévoir un temps de récupération après. Si ton travail te vide, tu peux commencer par identifier les tâches les plus lourdes et voir ce qui peut être ajusté. Dans la pratique, les petits ajustements répétés sont souvent plus efficaces qu’un grand changement irréaliste.
Les bonnes pistes à explorer
- Réduire ce qui t’épuise quand c’est possible.
- Améliorer le cadre d’une activité plutôt que la supprimer d’emblée.
- Remplacer une obligation vide de sens par un moment ressourçant.
- Prévoir du temps pour toi, sans culpabiliser.
Les erreurs fréquentes à éviter
La première erreur, c’est de vouloir aller trop vite. Si tu tries tout d’un coup avec une exigence énorme, tu risques de te décourager. La deuxième erreur, c’est de confondre ce qui plaît aux autres avec ce qui te fait du bien à toi. Dans le sujet de la boulimie, cette confusion est très fréquente : on tient, on s’adapte, on fait plaisir, puis on craque seul.
Autre piège classique : croire qu’il faut attendre d’aller mieux pour agir. En réalité, c’est souvent l’action progressive qui aide à aller mieux. Même un petit changement concret peut déjà alléger la pression. Enfin, évite de te juger pendant l’exercice. Le but n’est pas de te culpabiliser, mais de voir la réalité en face pour pouvoir la transformer.
Si tu es dans cette situation, par quoi commencer aujourd’hui ?
Commence simple. Prends une feuille et note tes activités de la semaine. Puis marque en face de chacune : “j’aime”, “j’aime moyen”, “je n’aime pas”, “je subis”. Ensuite, entoure les deux ou trois éléments qui te pèsent le plus. C’est souvent là que se trouvent les premiers leviers d’amélioration.
Si tu hésites encore, demande-toi : qu’est-ce qui me ferait déjà 10 % de bien en plus cette semaine ? Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est concret. Et dans ce type de démarche, le concret compte plus que les grandes promesses.
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FAQ
Vous vous sentez mal dans votre vie ?
Si tu te sens mal dans ta vie, commence par regarder ce qui l’alimente au quotidien. Cet exercice t’aide à repérer les activités, relations et obligations qui te pèsent vraiment. Ensuite, tu peux commencer à ajuster ce qui est ajustable, sans tout bouleverser d’un coup.
Vous pensez être dans une période de dépression ou de grande déprime et vous faites des crises de boulimie ?
Si tu es dans une période de dépression ou de grande déprime et que tu fais des crises de boulimie, il faut regarder le contexte global, pas seulement l’alimentation. La boulimie peut devenir une manière de soulager un mal-être plus profond. Cet exercice sert à identifier ce qui te vide pour pouvoir agir dessus plus concrètement.
Découvrez alors une astuce qui peut vous aider à vous sentir beaucoup mieux et à aller de l’avant.
Oui, l’astuce consiste à faire l’inventaire de tes activités et à distinguer celles qui te font du bien de celles qui te pèsent. C’est simple, mais très utile pour reprendre de la clarté. En voyant ce qui t’use, tu peux commencer à remettre plus de plaisir et de respiration dans ton quotidien.
Comment sortir de la dépression et sortir de la boulimie ?
Tu peux commencer en identifiant ce qui, dans ta vie, entretient ton mal-être. Ensuite, cherche des ajustements concrets : réduire certaines contraintes, poser des limites, remplacer des activités pesantes par des choses plus soutenantes. Si la situation est lourde ou ancienne, un accompagnement professionnel peut aussi être très utile.
Que faire si je n’aime pas ma vie ?
Si tu n’aimes pas ta vie, commence par repérer précisément ce qui ne te convient pas. Note tes activités, observe ce qui te pèse, puis choisis un ou deux changements réalistes. Même un petit pas peut déjà te redonner un peu de prise sur ton quotidien.
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