Dans cette vidéo, je t’explique pourquoi je suis devenue végétarienne et, surtout, pourquoi cela n’est pas contradictoire avec les conseils que je donne pour sortir de la boulimie. Si tu es dans une démarche de guérison, tu te demandes peut-être comment concilier alimentation intuitive, absence d’interdits et choix végétarien. L’idée ici est simple : comprendre la différence entre une restriction mentale et un rejet réel du corps.
L’essentiel a retenir : devenir végétarienne n’est pas forcément une interdiction alimentaire ; tout dépend de la motivation et du ressenti corporel.
- Une envie qui disparaît naturellement n’est pas une frustration.
- Une interdiction mentale peut favoriser les crises de boulimie.
- Le corps peut rejeter certains aliments sans que ce soit une règle imposée.
- Un choix alimentaire cohérent avec tes valeurs est différent d’un régime.
- Dans la pratique, il faut distinguer “je n’en ai pas envie” de “je ne m’autorise pas”.
- L’écoute du corps aide à réduire les tensions internes et les compulsions.
Vidéo sur pourquoi je suis devenue végétarienne
sur mes raisons d’être devenue végétarienne
Bonjour et bienvenue sur le blog Sortir de la Boulimie.
Dans cette vidéo du défi “1 vidéo par jour pendant 50 jours”, je t’explique pourquoi je suis devenue végétarienne. Je le fais parce que cette question revient souvent : comment peut-on conseiller d’arrêter les interdictions alimentaires tout en ayant soi-même des aliments qu’on ne mange plus ?
Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement si c’est contradictoire. En réalité, non : tout dépend de ce qui se passe en toi. Entre une règle mentale du type “je n’ai pas le droit” et un vrai ressenti corporel du type “je n’en veux plus”, il y a une différence énorme.
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Pourquoi je suis devenue végétarienne
Au départ, je suis devenue plus ou moins végétarienne, pas du jour au lendemain et pas dans une logique de perfection. C’était progressif. Je voulais manger plus sainement, et aussi me traiter avec plus de respect. En pratique, ça m’a amenée à privilégier davantage les aliments bio, parce que je considérais que je méritais de “bonnes choses”.
Concrètement, le bio a aussi eu un impact financier. La viande et le poisson bio représentent souvent un budget plus élevé, donc j’ai naturellement diminué ma consommation. Ce n’était pas une punition, ni une stratégie de contrôle. C’était un ajustement réaliste, compatible avec ma vie à ce moment-là.
Ensuite, les choses se sont faites naturellement : j’ai eu de moins en moins besoin de viande et de poisson. J’en mangeais encore parfois, notamment en société ou au restaurant, sans me mettre de pression. Et c’est justement là que la différence est importante : je ne m’interdisais pas d’en manger.
Ce que cela change pour toi
Si tu rencontres un problème de boulimie, ce point est essentiel. Une réduction alimentaire choisie, souple et sans tension n’a rien à voir avec une restriction rigide. Dans la pratique, ce qui déclenche souvent les crises, ce n’est pas le fait de manger moins d’un aliment, mais le sentiment d’être privé, surveillé ou obligé.
Autrement dit, ce n’est pas “végétarien” ou “non végétarien” qui compte ici. Ce qui compte, c’est la relation que tu entretiens avec ce choix.
Le rôle du corps, des envies et du dégoût
Avec le temps, j’ai observé que mon corps réagissait positivement. Quand je lui donnais des choses qui me semblaient bonnes pour lui, j’avais naturellement davantage envie d’aller vers une alimentation végétarienne. C’est une expérience fréquente : quand on se sent mieux, on a souvent des envies plus simples, plus stables, plus cohérentes avec son état réel.
Je tiens quand même à être précise : ce que j’ai ressenti pour moi ne veut pas dire que c’est valable pour tout le monde. Je ne dis pas qu’il faut être végétarien. Je parle de mon expérience, de ce que j’ai constaté sur moi, et c’est tout.
Plus tard, j’ai aussi été marquée par des vidéos sur les abattoirs et sur la souffrance animale. Cela a renforcé un dégoût déjà présent. Dans mon cas, ce dégoût n’était pas une règle mentale. C’était un ressenti profond, presque physique, qui me faisait dire : “je ne peux plus me sentir bien avec ça”.
Ce que cela implique, c’est qu’un aliment peut devenir difficile à consommer non pas parce qu’on se l’interdit, mais parce que le corps ne le veut plus. C’est un peu comme un aliment que tu n’aimes plus : tu n’es pas frustré de ne pas en manger, tu constates simplement que ce n’est plus ton envie.
Différence entre interdiction et rejet réel
Dans la pratique, c’est le point central de cette vidéo. Si tu te dis : “je ne mange pas ça parce que je n’ai pas envie”, tu es dans une logique très différente de “je ne mange pas ça parce que je n’ai pas le droit”.
La première situation laisse de la liberté. La seconde crée souvent de la tension. Et cette tension, on le constate souvent, alimente les pulsions, les pensées obsessionnelles et les craquages.
Donc, si tu es en train de sortir de la boulimie, pose-toi une vraie question : est-ce que c’est ton corps qui refuse, ou est-ce que c’est ta tête qui interdit ?
Pourquoi cette différence est importante pour sortir de la boulimie
Je parle de ça parce que la boulimie est très souvent nourrie par les interdits alimentaires. Quand tu te restreins, que tu contrôles tout, que tu te prives de ce que tu aimerais manger, tu crées une pression interne. Et cette pression finit fréquemment par exploser sous forme de crises.
En pratique, plus tu te forces à tenir, plus tu peux accumuler de frustration. C’est pour ça que je conseille d’arrêter les interdictions alimentaires, non pas par principe abstrait, mais parce que cela aide réellement à faire baisser la charge mentale autour de la nourriture.
Si tu es dans cette situation, l’objectif n’est pas de manger n’importe quoi n’importe comment. L’objectif est d’apprendre à reconnaître ce qui vient d’une envie authentique et ce qui vient d’une peur, d’un interdit ou d’une règle imposée.
Comment faire concrètement
Quand tu hésites à manger un aliment, demande-toi :
- Est-ce que j’en ai vraiment envie ?
- Est-ce que je me l’interdis par peur ?
- Est-ce que j’essaie de “bien faire” au lieu d’écouter mon corps ?
- Est-ce que je ressens de la frustration si je m’en prive ?
Si la réponse est oui à la frustration, il y a de fortes chances que l’interdit soit en train de jouer contre toi. Si, au contraire, tu constates un vrai rejet, calme et stable, sans tension, tu n’es probablement pas dans une privation. Tu es dans un choix ou un ressenti corporel.
Mon rapport actuel à la viande et au poisson
Aujourd’hui, je ne suis plus dans une logique d’interdiction. Si un jour j’ai envie de manger de la viande non bio, je ne me l’interdirai pas. La différence, c’est qu’en pratique, mon corps n’en veut plus vraiment. Il a développé un dégoût, et ce dégoût s’est installé progressivement.
Il m’arrive encore, dans certaines situations sociales, de me retrouver face à ce choix. Mais je ne vis pas cela comme une privation. Je ne me dis pas : “je n’ai pas le droit”. Je constate simplement que, dans l’état actuel, je ne veux plus de cet aliment.
Cette nuance est très importante. Elle évite de confondre une conviction personnelle avec une règle rigide. Et dans l’accompagnement de la boulimie, cette nuance change beaucoup de choses, parce qu’elle remet la liberté au centre.
Les erreurs fréquentes à éviter
Si tu veux t’inspirer de cette réflexion sans tomber dans les pièges, voici les erreurs les plus courantes :
- Transformer un choix en interdiction : dès qu’il devient rigide, le choix peut devenir source de frustration.
- Confondre peur et envie : parfois, on croit ne plus vouloir un aliment alors qu’on a surtout peur de ses conséquences.
- Se forcer à être “parfait” : la rigidité augmente souvent la tension psychologique.
- Généraliser son cas à tout le monde : ce qui est juste pour toi ne l’est pas forcément pour les autres.
- Ignorer les signaux du corps : fatigue, dégoût, satiété, envie réelle, tout cela compte.
Dans la majorité des cas, ce qui aide le plus n’est pas de multiplier les règles, mais de revenir à une relation plus simple et plus honnête avec la nourriture.
En pratique, que faire si tu veux sortir de la boulimie ?
Commence par observer sans te juger. Quand tu refuses un aliment, demande-toi si tu es en train de te protéger d’un excès ou si tu es en train de te priver. Cette question, à elle seule, peut déjà t’éclairer énormément.
Ensuite, essaie de réduire les phrases intérieures du type “je ne dois pas”, “je n’ai pas le droit”, “il faut que je sois raisonnable”. Ce genre de discours entretient souvent une guerre intérieure. Or, la sortie de la boulimie passe rarement par plus de guerre. Elle passe plutôt par plus de clarté et plus d’écoute.
Enfin, si tu as peur de grossir, ne laisse pas cette peur piloter toute ton alimentation. Le corps se régule souvent mieux qu’on ne l’imagine quand on arrête de le contraindre en permanence.
Si tu veux aller plus loin, tu peux aussi consulter les autres vidéos du défi :
Nouveau : défi 1 VIDEO PAR JOUR pendant 50 jours sur la BOULIMIE
#1 défi 50 jours : Pourquoi vivre le MOMENT PRESENT aide à sortir de la BOULIMIE ?
FAQ
Pourquoi je suis devenue végétarienne ?
Je suis devenue végétarienne progressivement, parce que je voulais manger plus sainement et écouter davantage mon corps. Ce n’était pas une interdiction rigide, mais un choix qui s’est installé naturellement. Avec le temps, j’ai aussi ressenti un dégoût pour certains produits d’origine animale.
Est-ce contradictoire d’être végétarienne quand on conseille de ne pas s’interdire d’aliments ?
Non, ce n’est pas contradictoire si ce n’est pas vécu comme une interdiction. Un choix libre, stable et sans frustration n’a pas le même effet qu’une restriction mentale. La différence se joue surtout dans le ressenti intérieur.
Comment savoir si je m’interdis un aliment ou si je n’en ai vraiment pas envie ?
Si tu ressens de la frustration, de la tension ou une obsession, il y a souvent un interdit derrière. Si tu constates simplement une absence d’envie, sans lutte intérieure, tu es plutôt dans un vrai rejet ou un choix. La question clé est : “est-ce mon corps ou ma tête ?”.
Pourquoi les interdictions alimentaires peuvent-elles déclencher des crises de boulimie ?
Parce qu’elles créent de la frustration et une pression mentale. Plus tu te prives, plus l’aliment devient obsédant. À force, cette tension peut favoriser des craquages ou des crises.
Faut-il manger tout ce qu’on veut pour sortir de la boulimie ?
Non, il ne s’agit pas de manger sans discernement. Il s’agit surtout de sortir de la logique de privation et de retrouver une relation plus calme à la nourriture. Dans la pratique, l’écoute du corps est plus utile que la rigidité.
Le corps peut-il vraiment rejeter certains aliments ?
Oui, le corps peut développer une vraie aversion pour certains aliments. Cela peut venir du goût, de l’expérience, de l’état de santé ou de convictions profondes. Quand ce rejet est réel, il ne s’accompagne pas de frustration.
Que faire si j’ai peur de grossir en écoutant davantage mon corps ?
Il faut avancer progressivement et observer ce qui se passe dans les faits. La peur de grossir est fréquente, mais elle ne justifie pas forcément une restriction permanente. Si besoin, il est utile de revoir les bases de l’alimentation intuitive et du rapport à la satiété.
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