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Santé

Phobie sociale : comment en sortir ?

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La phobie sociale peut gâcher votre vie professionnelle comme votre vie privée. Dans cet article, nous vous donnerons la définition de la phobie sociale, les symptômes et les solutions pour y remédier grâce à un psychologue.

Phobie sociale : définition

La phobie sociale touche un population non négligeable. C’est 2 à 4% des français qui en serait victime. La phobie sociale affecte en majorité les femmes que les hommes et apparait durant l’adolescence. Souvent appelée anxiété sociale, la phobie sociale appartient à la famille des troubles anxieux. Comme toutes phobies, c’est une peur du regard des autres et du jugement d’autrui. Mais ce n’est pas véritablement à ce moment que la phobie se déclenche. Cette peur peut se transformer en angoisse plus important lorsque la persone soit s’exprimer en public ou lorsqu’elle est le centre de l’attention de plusieurs personnes qu’elle ne connait pas trop. Cette exposition au regard et au jugement d’autrui est la cause d’une forte anxiété parce qu’elle ressent de l’humiliation, de la timidité et de l’embarras. La seule solution pour palier à ce problème est donc de s’isoler. Une stratégie d’évitement pour ne pas revivre ces moments de malaise. Il arrive que des personnes atteintes de phobie sociale soient perçus comme hautaine et méprisante alors que c’est tout l’inverse. Elles ne prêtent pas attention à vous parce que l’idée de vous parler l’angoisse.

Ainsi pour comprend très simplement la phobie sociale, c’est une timidité maladive qui engendre des conséquences non négligeable sur la vie familiale, la situation professionnelle et la vie quotidienne. Comment peut on développer une vie sociale épanouie si le contact avec les autres nous effraie ? Heureusement, la personne est consciente de sa situation. Cependant, elle tarde souvent à consulter un psychologue pour faire face à la phobie sociale. Souvent par honte ou toujours par timidité. Or, les psychologues sont sans doute la solution la plus efficace et rationnelle qui soit. Il ne faut donc pas attendre un point de non retour notamment lorsque l’on se retrouve en situation d’isolement total. En effet, à ce moment là, la vie familiale, sociale et professionnelle de la personne s’en trouveront fortement dégradée.

Comment diagnostiquer une phobie sociale ?

Établir le diagnostic d’une phobie sociale requiert une chose : la personne doit ressentir une peur constante lorsqu’elle est dans une situation qui la confronte au regard des autres. Ce qui effraie la personne touchée par la phobie sociale, c’est le jugement d’autrui et plus particulièrement un jugement négatif.  C’est la peur de faire quelques choses de mal ou de mal faire les choses, de dire une bêtise qui génère une angoisse perpétuelle. Cela la conduira alors à éviter ce type de situations. Le psychologue établira alors avec le patient un entretien précis dans le but de trouver dans le comportement et la personnalité symptôme d’une phobie sociale.

Il existe plusieurs niveaux de phobie sociale selon leur intensité. Il s’agit donc pour le psychologue de faire un diagnostic qui permette de mesure la force de la phobie afin de déterminer quelle sera la thérapie la plus adéquat.

Quelle est la différence entre la phobie sociale et le trac ?

Il existe de nombreuses situations qui peuvent nous amener à nous exprimer en public face à une ou plusieurs centaines de personnes. Que cela soit dans la vie courant mais surtout dans la vie professionnelle, le trac peut parfois être une gêne considérable. Qui n’a pas connu cette fameuse boule au ventre avant un entretien ou un examen oral ? Le trac est une réaction normale du corps humain, c’est pour cette raison que nous la ressentons tous. Mais dans la plupart des cas, l’anxiété ressentit disparait un fois le moment passé. Parfois, on surmonte ce stress et il n’apparaît plus par la suite. La différence avec la phobie sociale est que cette le peur la nourrit et l’amplifie. A chaque situation, l’angoisse réapparaît et peut se faire de plus en plus étouffant. Un sentiment de honte submerge la personne après avoir traversé l’épreuve. Le mauvais souvenir qu’il engendre persiste dans sa mémoire et le trouble encore par la suite.

Les causes de la phobie sociale :

Il existe différentes causes qui peuvent soit individuellement soit de manière combiné être à l’origine de phobie sociale. Elles peuvent être de natures diverses. Ainsi l’éducation, la psychologie, l’environnement ou encore la neurologie jouent un rôle. Des études affirment même que la phobie sociale serait génétique mais le gène précis lié à leur affirmation n’a pas été trouvé. D’après les statistiques, il y a plus de chance de la subir si un membre de la famille était aussi touchée avant. Des raisons physiologiques ont aussi été avancées notamment dû la production anormale d’hormone et plus précisément de cortisol dont le taux serait trop élevé.

Nous avons précédemment mentionnés les raison lié à l’éducation et l’environnement. C’est particulièrement vrai lorsque certaines familles ont peu d’échange avec l’extérieur. Les phobiques sociaux ont alors du mal à appréhender les autres perçue comme l’inconnu. Par exemple, les enfin dont les parents les surprotègent peut ne pas avoir été habitués à créer un lien avec les autres. Les parents trop protecteurs n’améliorent pas la capacité de leur enfant à créer du lien social avec les autres et à accepter leurs regards. Enfin, un traumatisme dans l’enfance liés aux regards autres (moquerie, humiliation) peut contribuer à installer une phobie sociale.

Des analyses mentionnées précédemment, la phobie sociale apparaît le plus souvent durant l’adolescence. Souvent l’ado peut être en retrait. L’inhibition de son enfance peut perdurer. Si un traumatisme a lieu durant l’adolescence, la phobie sociale peut démarrer durant l’âge adulte. De nombreuses études démontrent qu’il existe des profils plus affectés que les autres. Les personnes veuves, divorcés, célibataires sont les plus touchées.

Les symptômes de la phobie sociale :

Avec l’anxiété et le stress, le cœur peut battre plus vite, la personne peut ressentir des vertiges, une boule au ventre, des problèmes respiratoires, des tremblements… La phobie sociale peut entrainer d’autres troubles psychologiques qui peuvent masquer son existence alors qu’ils ne sont que des conséquences :

  • Manque de confiance en soi ou d’estime de soi
  • Dépression
  • Comportement « asocial »
  • Consommation d’alcool et/ou de drogues
  • Peur de rougir devant tout le monde
  • Agoraphobie

Les conséquences de la phobie :

Évitement et isolation :

Le comportement visant à éviter toute interaction sociale entraine forcément un isolement de la personne. Ainsi, ses activités, ses sorties et ses relations sociales diminuent fortes. Et forcément, cela diminue les chances d’avoir des relations amoureuses de façon indirecte. Les conséquences sont aussi professionnelles puisque la personne n’arrivent pas à s’intégrer dans l’entreprise avec ses collègues, à s’exprimer durant les réunions et les présentations. Une phobie sociale peut donc empêcher une évolution de carrière ou une progression dans la vie professionnelle.

Dans quelques rares cas, la phobie sociale peut être poussé à l’extrême. Manger dans un lieu public, se promener aux yeux de tous ou faire du shopping peuvent devenir une véritable épreuve. On parle alors de phobie sociale généralisée. Derrière le mot phobie, c’est avant tout une souffrance, un malaise et parfois un désespoir qui pousse à des comportements suicidaires. Pourtant, avec l’aide d’un psychologue, la phobie sociale peut être traitée.

Il faut ainsi sortir les personnes atteintes des schémas qui sont ancrés dans leur tête. Ils ont une image négative d’elles ce qui les rend anxieux. Elles sont donc habitées par des pensées négatives du type, « j’ai peur de me taper la honte », « je suis trop nul », « je n’en serais jamais capable », « je ne sers à rien »….etc… Alors que si on sollicite ces personnes, c’est justement pour leurs compétences et savoir-faire.

Les peurs engendrées par la phobie sociale :

  • la peur de s’exprimer face à un groupe de personne ;
  • la peur de participer à des regroupements : réunions, rendez-vous, colloque… ;
  • la peur des présentations et démonstrations (examen oral, présentation professionnelle) ;
  • la peur de parler à des inconnus ;
  • la peur de manger ou de boire dans des lieux publics ;
  • la peur de rougir face aux gens ;
  • la peur d’être moqué(e) ;

Comment prévenir les risques d’aggravation de phobie sociale ?

Le piège de la phobie sociale est que la personne a peur du regard des autres. Ainsi, elle aura aussi peur du regard qu’un psychologue pourra poser sur elle. Or, il ne faut surtout pas hésitez à consulter un psychologue à tout moment. Il n’est pas la pour vous juger ou vous cataloguer. Vous imaginez bien qu’avec tous les patients, il ne va pas passer son temps à les critiques ou à les juger. Son travail est de vous aider en trouvant les bonnes solutions. C’est un premier pas pour sortir de cette spirale sans fin. Le psychologue a l’habitude de faire face à des phobies sociales qui sont un problème assez classique.

Les parents ont aussi un rôle à jouer vis à vis de leur enfant. S’ils détectent un comportement particulier, une volonté de s’isoler et une peur d’aller vers l’autre, ils doivent surveiller l’évolution de celui-ci.

Les thérapies avec des psychologues et psychothérapeutes :

Les thérapies cognitivo-comportementales :

C’est une thérapie qui expose la personne aux situations évitées de façon modérée et progressive. Ce travail est accompagné d’exercice de relation et de développement des pensées positives. Le psychologue va ainsi définir les objectifs à atteindre étape par étape. Le fait que cette thérapie accompagne le patient dans son évolution la rend efficace et surtout facilement assimilable. Il n’est pas brutalisé et bénéficie d’un programme personnalisé en fonction de ce qu’il est capable de réaliser. C’est une approche douce qui évite justement au patient de ressentir de l’anxiété. Ce type de thérapie a déjà fait ses preuves auprès de nombreux patients.

Confiance en soi et affirmation de soi :

Un autre type de thérapie peut aussi faire ses preuves avec l’aide d’un psychologue. Elle vise à améliorer les échanges avec les autres. Une meilleure compréhension mutuelle est nécessaire pour faire face à la phobie sociale. Il faut que la personne comprenne que les autres ne sont pas là pour la juger et d’exprimer ses idées, ses sentiments et avis. De la même façon, le psychologue va mettre en place des exercices ludiques et des jeux de rôles. Il s’agit de mise en situation fictive qui se rapproche de la réalité. De la même façon, la thérapie est entièrement personnalisée.

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